Un reproche revient souvent quand un enseignant teste une IA conversationnelle en classe pour la première fois : d'où vient ce que dit le personnage ? A-t-il inventé ce fait, ou l'a-t-il pioché dans un vrai document ? Sur Parlova, la réponse passe par un mécanisme technique précis — le RAG (retrieval-augmented generation) — que l'enseignant contrôle entièrement : quels documents fournir, avec quelle fiabilité, et ce que l'élève voit exactement de cette source. Voici comment ça marche, en détail.
Le RAG, en une phrase : l'IA répond depuis VOS documents
RAG signifie retrieval-augmented generation — « génération augmentée de récupération ». Le principe : avant de répondre, le modèle va chercher (« retrieval ») les passages pertinents dans les documents que vous avez fournis, puis rédige sa réponse en s'appuyant dessus plutôt que sur sa seule connaissance générale. Sur Parlova, ce mécanisme s'applique au personnage que l'élève interroge : quand un professeur ajoute un extrait de manuel sur les croisades à une mission, le personnage historique qui en discute avec l'élève peut citer ce passage précis — et l'élève voit exactement lequel.
Ajouter un document à une mission
Dans l'édition du brief pédagogique — à la création de la mission, ou plus tard depuis « Modifier » — la section « 📚 Corpus documentaire » permet d'ajouter des sources une par une. Pour chacune : un titre (seul champ obligatoire), un type (source primaire, source secondaire, témoignage, document officiel), un auteur et une date, une référence bibliographique et une URL si besoin, et surtout un contenu — importé (PDF, Word, ODT, texte brut ou Markdown, jusqu'à 15 Mo) ou collé directement. Sans contenu, la source reste une référence : les personnages peuvent dire qu'elle existe, mais jamais en tirer un fait précis.
Une case à cocher précise si ce texte est exact — l'IA peut alors le citer mot pour mot entre guillemets — ou une reformulation, utilisable comme base factuelle mais jamais citée telle quelle. Un document importé automatiquement reste « en attente de validation » tant que l'enseignant n'a pas relu et confirmé le texte extrait : une sécurité contre une extraction ratée qui deviendrait, sans contrôle, un « fait » présenté à l'élève.
Un champ optionnel, « Connu à partir de », précise depuis quand un document existe dans le monde du personnage. Exemple : si un enseignant ajoute le texte de la Déclaration des droits de l'homme (26 août 1789) à une mission où le personnage évolue en juillet 1789, celui-ci n'a pas le droit de s'appuyer dessus — dans son monde, à cette date, elle n'existe pas encore. Le même principe que la contrainte temporelle qui empêche Napoléon de connaître Waterloo, appliqué cette fois aux documents plutôt qu'aux événements.
Les 3 niveaux de fiabilité : Limité, Semi-limité, Libre
Une fois qu'au moins un document est validé, un sélecteur apparaît pour choisir jusqu'où le personnage peut aller au-delà de ce qui est fourni :
- →Limité — le personnage ne pioche QUE dans les documents fournis et le contenu propre à la mission (sa biographie, les notions, les événements du brief) — jamais sa connaissance générale, même pour un fait qu'il connaîtrait par ailleurs. Le plus strict, le plus fiable — mais il répond souvent « je ne sais pas », même pour des choses simples que les documents ne couvrent pas.
- →Semi-limité — le personnage privilégie les documents fournis pour toute question qui porte dessus, mais garde sa connaissance générale pour le reste. C'est le mode choisi automatiquement dès qu'un premier document est ajouté ; l'enseignant reste libre de le changer.
- →Libre — le personnage peut utiliser les documents fournis ainsi que ses connaissances générales, sans restriction. C'est le mode par défaut tant qu'aucun document n'est fourni.
Ce choix ne touche jamais à la problématique, aux notions, aux repères ou à la question finale de la mission — seulement à la provenance des faits que le personnage peut mobiliser pour y répondre.
Ce que voit l'élève : la source citée, passage par passage
Quand une réponse s'appuie sur un document fourni, un lien discret apparaît sous le message : « 📄 Documents mis à disposition pour cette réponse ». En cliquant, l'élève voit le titre du document, la page concernée si elle est connue, et l'extrait exact utilisé — entre guillemets, tronqué avec un bouton « Afficher plus » pour les passages longs.
Le choix des mots est volontaire. Cette mention atteste que ces passages ont été fournis au modèle au moment de répondre — pas que chaque mot de la réponse en découle directement. Une nuance importante pour ne pas laisser croire à une traçabilité plus forte que ce qu'elle est réellement.
La fiche élève imprimable, sans les réponses
Ce travail de sourçage se prolonge sur papier. Depuis « 📚 Mes missions », deux fiches sont imprimables pour chaque mission : la fiche PDF classique, avec résumé et corrigé complet, réservée à l'enseignant — et une « 📝 Fiche élève » distincte, à distribuer avant la séance. Celle-ci ne révèle jamais les réponses : ni les concepts à découvrir, ni ce que savent les personnages, ni le corrigé de la question finale — uniquement des espaces vierges à compléter pendant ou après l'enquête, en réponse à une demande explicite d'un enseignant qui ne voulait pas qu'un élève puisse traverser une séance sans trace écrite.
Ces trois briques — corpus documentaire, mode de fiabilité, citation visible — répondent à la même préoccupation : qu'un enseignant qui s'appuie sur l'IA en classe garde un contrôle réel sur ce que lisent ses élèves, sans avoir à faire confiance aveuglément à un modèle de langage.
Tout ce dont vous avez besoin : un compte gratuit et un appareil par binôme.
Créer mon compte →